6 jours en Islande
 

Juste avant notre grand périple américain de plus d’un mois, nous avons eu la chance de tester le programme « My Stopover Buddy » de la compagnie IcelandAir.

Le principe est aussi simple que brillant: la compagnie propose à toute personne effectuant un vol entre l’Europe et leurs destinations américaines, la possibilité de faire une escale en Islande jusqu’à 7 nuits sans supplément sur le tarif du billet. En plus de cette escale, le service IcelandAir Buddy offre la possibilité de visiter pour une journée un peu de ce pays fascinant, à travers les yeux d’un local, un employé d’IcelandAir qui se métamorphose en guide personnel. 

 
 
 
 

Notre Stopover Buddy s’appelle Hjördis, nous rencontrons cette femme souriante et douce, à la chaleur feutrée par l’habituelle timidité nordique, le lendemain de notre arrivée à Reykjavik. Le programme de la journée concocté par ses soins se révéla être une véritable aubaine pour nous.

En effet, nous n’avions qu’une petite semaine à passer sur la terre de glace et de feu, il nous fallait faire des concessions sur la roadmap et nous avions décidé d’effectuer l’aller/retour sur la portion sud de la route numéro 1, la « ring road » comme on l’appelle, qui dessine un cercle tout autour du pays. En 6 jours nous n’avions que trop peu de temps pour savourer la totalité des trésors géologiques d’Islande mais Hjördis nous ouvra les portes du nord de l’île, le temps d’une journée bien remplie. Un vol interne vers la petite ville d’Akureyri nous attendait à l’aube,  dès notre arrivée à l’aéroport, Hjördis m’offre un bonnet (que j’ai tristement perdu depuis…) tricoté de ses mains, pour mon anniversaire qui arrivait quelques jours plus tard. Il faut dire que la laine et le tricot sont la spécialité de nos chers amis Vikings!

 
Le bonnet.

Le bonnet.

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Quarante minutes plus tard, nous atterrissions aux premières lueurs du jour, après avoir eu le temps de faire connaissance dans le petit coucou. Enfin… Tamara et Hjördis ont pris le temps de le faire; pendant que je m’extasiais des premières chaines volcaniques enrobées de glace qui défilaient sous mes yeux ahuris. Pour tout vous dire, j’en ai même oublié de prendre des photos.

La journée fut mémorable. Pour commencer, la mythique cascade Godafoss (littéralement « Chute des Dieux» en français ) fut le premier terrain de jeu photographique du voyage, allant jusqu’à motiver Tam à se mettre pieds nus sur la roche glissante, quasiment nue (comme d’hab) sous une légère robe noire pour incarner le rôle de déesse que je lui suggérais.

 
Godafoss.

Godafoss.

 

À quelques encablures de là nous avons eu la chance de marcher sur un champ de lave, je ne serais pas original en vous disant que l’on se serait cru sur Mars entourés d’excroissances rocheuses rougeâtres. Dans une grotte de lave se trouvait une des premières chapelle du pays. Les discussions avec notre hôte me fascinent, elle nous confie certaines de ses croyances sur « les êtres invisibles » qui peuplent, selon elle, sa terre ancestrale. Dites vous que plus de 60% de la population islandaise croient en l’existence des elfes, fées et autres trolls et que, quand on est en Islande on a tendance à les comprendre… Personnellement, rien de tout ça ne m’étonnerait, chaque atome de cette île est pétrie de magie.

Le ventre creux suite à une matinée chargée, Hjördis nous propose de découvrir la gastronomie islandaise. Je ne vous cache pas mon scepticisme à la suite de cette annonce, bien au chaud dans mon orgueil de français. Elle nous amena dans un espèce de gîte/restaurant autonome avec sa propre ferme attenante qui fourni toutes les matières premières, du moindre légume jusqu’au mignon petit veau… En tout cas je peux vous dire qu’en plus d’être mignons, ils sont également succulents (au grand dam de Madame)! 

L’après midi se ponctue de photographies épiques, notamment avec la visite d’un lac au bleu glacial, caché au creux d’un cratère, de geysers puissants qui éructent d’une terre fumante et bouillonnante. C’est là que j’aurais mon premier frisson islandais, celui qui pousse à l’humilité et impose le respect face à mère Nature. 

 
La ferme attenante au restaurant.

La ferme attenante au restaurant.

Viti crater.

Viti crater.

Ce qui ne devait être qu’un premier jour d’avant goût, s’avéra être une véritable claque que nous avons conclue dans les eaux laiteuses au bleu pastel des sources d’eaux chaudes de Myvatn. Moins connues et moins vastes que le célèbre Blue Lagoon, vous n’aurez peut être pas là bas, la photo de vos rêves à poster sur Instagram ou Facebook , laissant croire de votre isolement le plus total face à l’immensité bleue… mais vous y serez tranquilles, loin de la fureur touristique du cercle d’or. Nous profitons de ce moment de détente pour partager notre bonheur avec Hjördis, qui s’avère être une femme très drôle en plus d’être la gentillesse incarnée. Nous échangeons sur nos vies respectives, elle, nous parle de son amour pour son travail au sein de la compagnie IcelandAir, de ce genre de moments inoubliables qu’elle passait grâce à eux, pendant que nous partagions notre excitation de début de voyage.

 

De retour à Reykjavik en fin de soirée, nous sommes restés bien au chaud dans le confort de notre hôtel (appartenant également à IcelandAir) pour se remettre de nos émotions et pour planifier le trajet de notre exploration. 

 

Si j’ai beaucoup développé cette première journée c’est avant tout parce que les premiers éléments d’un voyage conditionnent sa progression, mais surtout pour vous faire entendre la dimension de la rencontre humaine avec Hjördis.

 

Je ne m’attarderai pas trop sur la suite de notre voyage et ce, pour une raison simple, l’Islande ne se raconte pas. En tout cas pas celle que nous avons vu sur les 6 jours restants. Peu de rencontres, voire aucune, mise à part nos guides professionnels pour une excursion sur le glacier de Skaftafellsjökull.  Cette Islande là ne se raconte pas, elle se vit. 

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 Inséparables, lovés 24h sur 24h dans le 4x4 que nous avons loué chez Lagoon Car Rental, une compagnie familiale que je vous recommande vivement, nous avons vu la ring road se dérouler comme un fil s’échappe d’une pelote de laine.

 

 

 

Bien que cette route, seule fraction de l’île accessible en cette saison, soit le sanctuaire des principales attractions touristiques du pays, chaque instant d’Islande est et sera toujours unique. Bien que 700 millions de chinois ( et moi, et moi et moi) se ruent chaque jour sur Skógafoss, vous oublierez votre frustration au bout de quelques minutes.

 

 

Je suis certainement l'un des plus grands râleurs que la Terre connaisse, parfois misanthrope, très souvent inscrit dans le contre courant, je me refuse au tourisme de masse la majeure partie du temps… mais l’Islande vous rattrape toujours par sa vérité majestueuse. Quelques spots touristiques saturés n’éclipseront jamais son statut divin.

Nous avons créé la plus belle chambre d’hôtel du monde en nous réveillant dans le coffre du Mitsubishi face au lagon de Jokulsarlon.

 

Nous nous sommes allongés nus sur la plage de sable noire de Stokksnes sans âme qui vive aux alentours…

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L’Islande EST le temple de la Nature. l’Islande est une religion, MA religion et celle de Tam. Avant que notre planète ne se meure de nos conneries, je vous invite à y faire un tour en la respectant. 

 
 

Je vous invite à regarder nos photos et à aller faire les votre, chaque seconde est une Islande différente, chaque saison, chaque rayon crée ses propres contrastes. Allez à la rencontre de sa vérité et sans cesse vous y retournerez.

 
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Photographer - influencer // Julien est photographe, influenceur sur les réseaux sociaux.